Qui sont-ils ?

Etre autiste n’est pas une identité en soi… c’est plutôt avoir un mode de fonctionnement intellectuel relationnel et sensoriel atypique.

L’autisme engendre des centres d’intérêts restreints qui sont en quelques sortes des passions, que les personnes développent de façon intensive depuis leur enfance, souvent de façon autodidacte, et qui peuvent constituer des compétences ciblées intéressantes pour le monde de l’entreprise.

Malheureusement dans les CV typiques et les entretiens d’embauche en France, les recruteurs arrivent peu à identifier tous les potentiels qui y sont associés…Hors de nos frontières, les profils des personnes autistes sont pourtant privilégiés notamment sur les nouvelles technologies ou certains peuvent exceller ( Dans la Silicon Valley par exemple).

Exit les idées reçues ! Seulement 30 % des personnes avec autisme ont une déficience intellectuelle associée, ce qui veut dire que 70 % ont un QI normal voire supérieur à la moyenne pour ceux qui sont dits autistes de haut niveau (anciennement nommé syndrome d’Asperger, surnommé « Aspi »)

Elles peuvent très bien communiquer, avec beaucoup de convenances sociales adaptées.

Les personnes autistes ont toutes pour point commun, ce que l’on appelle la dyade autistique :

1. Des difficultés d’interaction sociales comme un manque d’intuition sociale et de « filtre social », des difficultés à saisir l’état mental d’autrui ou l’aspect implicite des échanges. Elles compensent cette « malvoyance sociale », par des apprentissages et débriefing réguliers dans ce domaine alors que les personnes neuro typiques acquièrent une intuition sociale et un ajustement à autrui spontanément dès l’enfance.

2. Des centres d’intérêts restreints ou répétitifs, avec des angoisses quant aux changements qui doivent être rendus prévisibles pour eux. Ce 2d élément peut être en lien avec des hyper ou des hypo sensibilités sensorielles comme par exemple une hypersensibilité aux bruits avec une oreille très fine, ou une hyper perception des détails, une mémoire visuelle très développée… source de particularités tout à fait exploitables dans des postes « sur mesures ».

Ces différences font que l’entretien d’embauche peut constituer le 1er obstacle vers l’emploi sans un « interprète » social qui aide recruteur et demandeur d’emploi à se comprendre, à cibler les savoir-faire, et à identifier au cas par cas, les stratégies de compensation des difficultés.

 

Ensuite, ce "social job coach" expert en autisme sensibilise le collectif de travail, transmets les techniques de communication et des stratégies de compensation suivant chaque besoin, appuie leur mise en œuvre en s’immergeant en poste, autant que nécessaire. Il soutient le salarié et ses collaborateurs à chaque étape de changement en particulier.